Témoignages
Ilyes
Ilyes est gaucher, il est arrivé au mois de novembre, au moment où il faisait ses premiers pas au CP. L’écriture était alors difficile pour lui : il était très lent, hésitant, levait beaucoup son crayon et sa tenue de crayon n’était pas adaptée.
Au fil des séances, nous avons repris les bases, notamment la position des doigts, le déplacement du bras et les gestes d’écriture. Une fois ces éléments remis en place, Ilyes a rapidement progressé. En seulement quatre séances de graphopédagogie, il a pu retrouver des gestes plus fluides et reprendre l’apprentissage des lettres normalement avec sa maîtresse. Cette évolution rapide montre à quel point quelques ajustements ciblés peuvent faire une grande différence.
Ava
Ava est une élève de sixième qui n’aimait pas son écriture et manquait de confiance en elle. Elle écrivait majoritairement en script et disait elle-même qu’elle écrivait «comme une patate».
Sa tenue de crayon était inadaptée : son pouce était très mal positionné, ce qui limitait la mobilité de ses doigts. Son écriture était donc saccadée et réalisée principalement avec le poignet, ce qui n’est pas une stratégie efficace pour écrire de manière fluide.
Après six séances de graphopédagogie et de travail très sérieux, Ava a fait de nets progrès. Elle a retrouvé une écriture cursive, plus liée, plus fluide et mieux adaptée.
Asia
Asia est venue me consulter car ses parents s’inquiétaient de la taille très réduite de son écriture. Il y avait également des difficultés de soin dans le travail écrit.
Au départ, elle ne semblait pas très motivée, mais elle a finalement accepté de se prêter au jeu et de travailler sur sa manière d’écrire.
Au fil des séances, Assia a réussi à modifier sa position d’écriture. Son pouce recouvrait complètement les autres doigts et le crayon était presque tenu dans la paume de la main. Nous avons donc travaillé sur une tenue du crayon plus adaptée ainsi que sur une meilleure posture.
Progressivement, elle a retrouvé une posture plus confortable et une écriture plus lisible et plus soignée. Cette amélioration a également eu des effets positifs sur son travail scolaire : moins d’erreurs de copie et davantage d’envie de travailler, notamment grâce à des cahiers plus propres.
Le travail s’est déroulé sur 6 séances de graphopédagogie.
Janek
Au début de l’accompagnement, Janek présentait une position d’écriture peu adaptée. Sa tenue de crayon n’était pas fonctionnelle : la commissure entre le pouce et l’index était complètement fermée, ce qui limitait la mobilité des doigts. L’écriture provenait essentiellement du mouvement du poignet.
Cette posture entraînait une écriture peu lisible et des difficultés à suivre la ligne. De plus, sa main se positionnait directement sur la ligne d’écriture, ce qui gênait la visibilité. Son bras non scripteur était également mal placé et pouvait entraver le geste graphique. La feuille n’était pas orientée de manière optimale.
Au fil des séances de graphopédagogie, un travail a été mené sur la posture, la tenue du crayon et l’organisation du plan de travail. En six séances, Janek a réussi à améliorer nettement son geste graphique. Son écriture est devenue plus fluide et non douloureuse. Il adopte désormais une tenue de crayon plus digitale et une posture plus adaptée, favorisant un geste d’écriture plus efficace et plus confortable.
Lyson Avant
Lyson
Lyson est une élève de terminale qui avait une écriture très saccadée et qui ne tenait pas du tout la ligne. Étant gauchère, certains gestes étaient moins faciles à mettre en place, et la difficulté était aussi qu’en terminale elle écrit énormément, ce qui ne laisse pas toujours beaucoup de temps pour modifier ses habitudes.
Petit à petit, en repositionnant correctement sa feuille et en améliorant sa tenue du crayon, elle a réussi à mieux se repérer sur les lignes. Son écriture reste encore un peu saccadée, mais elle est devenue beaucoup plus lisible et ses copies sont aujourd’hui bien plus propres.
Nous étions toutes les deux très contentes de voir cette évolution et les progrès qu’elle a accomplis. Elle n’a pas eu la chance d’avoir un diplôme… simplement parce qu’elle a le mérite de faire partie de ma famille. Comme on dit souvent : les cordonniers sont parfois les plus mal chaussés !
Lyson Après